761 personnes recensées, 17 femmes identifiées. Ce déséquilibre ne dit pas qu’elles sont rares, mais qu’elles sont contraintes à l’invisibilité.
À Bordeaux, la rue a un angle mort : les femmes. Lors de la Nuit de la solidarité du 23 janvier 2025, 761 personnes sans abri ont été recensées… dont seulement 17 femmes. Pas parce qu’elles sont absentes, mais parce qu’elles se planquent pour survivre.
Plus exposées aux violences (un rapport du Sénat évoque des chiffres glaçants) elles évitent les lieux visibles et vivent en « veille permanente ». Derrière les mots, la nuance compte : « sans-abri » n’est pas « sans domicile fixe ».
En Gironde, plus de 12 000 personnes sont privées de logement personnel. Face aux failles du système et au manque de moyens (comme la fermeture d’Un Espoir Solidaire fin 2025), des structures comme l’association Toutes à l’abri offrent un refuge non mixte pour « mettre la rue en pause » et préserver dignité, santé et estime de soi.
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