Une équipe d’ingénieurs associée à l’University College London (UCL) a signé un gros coup dans les télécoms : un record de 450 térabits par seconde sur une fibre optique commerciale déjà installée et utilisée.
Le très haut débit débridé.
Pas un prototype bricolé en labo, pas une démonstration « hors sol » : une vraie liaison utilisée dans le monde réel, entre le bâtiment Roberts de l’UCL à Bloomsbury et le data center Telehouse North, près de Canary Wharf, 39 km aller-retour. C’est 50 % de mieux que le précédent record de novembre, déjà établi par la même équipe.
Une connexion internet domestique classique par fibre optique (ou équivalent) tourne en général entre 50 et 200 mégabits par seconde. Là, on parle d’un débit entre 2 et 9 millions de fois plus rapide. On n’est plus dans la broutille…
Le point clé, c’est que les chercheurs n’ont pas touché à l’infrastructure. Ils ont surtout exploité une capacité dormante des fibres existantes, en ajoutant aux bandes classiques C et L trois autres bandes de fréquence : O, E et S. Résultat : près de 1 000 canaux supplémentaires pour faire circuler les données en parallèle.
Comme le dit la professeure Polina Bayvel, ce record montre le « potentiel » et la « capacité inutilisée » des réseaux optiques existants. Et l’enjeu est massif : absorber la folle hausse des besoins en données portée par le cloud, les data centers et les futurs réseaux liés à l’IA.
Ça ne boostera sans doute pas notre Wi-Fi perso demain matin, mais pour les grandes infrastructures des internets, c’est tout sauf anecdotique. Les chercheurs estiment d’ailleurs qu’une adoption commerciale pourrait arriver dans trois à cinq ans.
Source : https://www.ucl.ac.uk/news/2026/apr/new-fibre-optic-data-transmission-speed-record
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