Un drapeau, un concert, un délai dépassé d’un jour. Il n’en fallait pas plus pour transformer une poursuite spectaculaire en gifle judiciaire pour le parquet britannique.
Un jour de trop, un procès de moins.
L’affaire avait tout du symbole, elle finit sur un détail de procédure. Mo Chara, rappeur de Kneecap, était poursuivi au Royaume-Uni pour « infraction terroriste » après avoir brandi un drapeau du Hezbollah lors d’un concert londonien en novembre 2024.
Sauf que l’inculpation, lancée en mai 2025, arrivait hors délai légal : un jour de trop, et tout s’écroule. Déjà classée une première fois, l’affaire vient d’être définitivement enterrée par la Haute Cour.
Pour Mo Chara, c’est une victoire nette face à un pouvoir qui cherchait, selon lui, à le faire passer « faussement » pour un terroriste. Derrière le dossier judiciaire, le groupe est devenu explosif dans l’espace public : adoré pour son culot, détesté pour ses prises de position pro-palestiniennes, Kneecap transforme chaque attaque en caisse de résonance. Résultat : plus de notoriété, mais aussi concerts annulés, frontières fermées et tournée US sabordée.
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