Officiellement, l’Iran étouffe sous les sanctions. Officieusement, le sommet du régime gère un empire financier tentaculaire, hors de tout contrôle public. Au cœur du système : le Setad, bras économique du Guide suprême.
L’austérité pour le peuple, l’opulence pour les Guides (hmmm… ça marche pour ailleurs qu’en Iran aussi, en fait, non ?).
Derrière le discours d’un Iran ruiné par les sanctions, le Guide suprême et les Gardiens de la révolution seraient assis sur un empire financier géant, possiblement proche de 200 milliards de dollars.
Le cœur du système s’appelle le Setad, créé en 1989 pour « aider les pauvres », mais devenu sous Ali Khamenei une machine à saisir les biens des exilés, minorités et opposants, puis à les recycler dans tous les secteurs clés de l’économie.
Dès 2013, Reuters évaluait déjà ce mastodonte à 95 milliards, soit plus que les exportations pétrolières iraniennes de l’époque, et aujourd’hui il fonctionnerait comme un État dans l’État, hors budget officiel.
Washington affirme voir l’argent s’échapper : « les rats quittent le navire », selon le secrétaire au Trésor américain, qui traque des millions exfiltrés via banques, crypto et réseaux mondiaux.
En bonus, des enquêtes montrent les Gardiens utilisant des plateformes crypto britanniques pour faire transiter près d’un milliard, pendant que le fils du Guide, Mojtaba Khamenei, accumulerait villas de luxe et hôtels en Europe via des sociétés écrans.