Et si croire aux elfes n’était pas naïf, mais lucide ? En Islande, le « peuple caché » incarne la puissance d’une nature qu’on ne dompte jamais vraiment.
Naturellement surnaturel
À Reykjavik, une simple roche posée dans un jardin peut devenir « pierre à elfes ». On raconte qu’avant des travaux, une médium a dû négocier avec le huldufólk, « le peuple caché », pour la déplacer. Bienvenue en Islande, où modernité et merveilleux cohabitent sans clash. De l’École des elfes de Magnús Skarphéðinsson – qui affirme avoir recueilli des centaines de témoignages – aux routes détournées pour préserver un rocher habité, les histoires d’alfar irriguent le quotidien. Héritées des sagas médiévales et d’un vieux fond païen jamais tout à fait dissous par le christianisme, ces croyances disent surtout le lien viscéral des Islandais à une nature brute, volcanique, imprévisible. Ici, les elfes ne sont pas du folklore pour touristes : ils donnent un visage aux forces invisibles du pays.
Notre newsletter : gratuite, même par mauvais temps. On envoie quand on y pense…