Quand un bar ferme, les lumières s’éteignent. Une étude menée par un chercheur de l’université de Zurich montre un lien frappant entre la fermeture des bars-tabacs et la montée du vote RN.
Entre 2002 et 2022, 18 000 bars ont disparu. En croisant ces données avec les résultats électoraux, le chercheur observe que là où un bar ferme, l’extrême droite progresse davantage, surtout en milieu rural. Pas une cause unique, mais un signal fort de la désagrégation du lien social.
Contrairement à une boulangerie ou une supérette, un bar est un lieu de parole. « La perte d’un lieu de socialisation crée un vide relationnel », explique-t-il. Moins d’échanges, plus d’isolement, et les discours médiatiques simplistes qui gagnent du terrain. À l’inverse, rouvrir un bar peut faire reculer ce vote. Moralité : les discussions de comptoir comptent. Beaucoup.