La justice reconnaît un "lien direct" entre le cancer d'une infirmière et son travail de nuit  - Arrêts de travail Cancer Conditions de travail Justice Maladie Maladies professionnelles Marseille Santé Temps de travail Travail Travail de nuit
| 05/03/2026

La justice reconnaît un "lien direct" entre le cancer d'une infirmière et son travail de nuit

Image d’illustration © WilliamCho|Pixabay|CC0 or Pixabay

Pendant des années, le travail de nuit a été traité comme une simple contrainte. Là, il devient un facteur de causalité reconnu. Et ça ouvre (enfin) des droits concrets.

Le prix humain du travail nocturne

À Marseille, le tribunal administratif le dit clairement : pour une infirmière du CH de Martigues, il existe un « lien direct » entre son cancer du sein et près de 25 ans de boulot exclusivement de nuit (environ 140 nuits/an).

Après deux portes claquées (maladie pro refusée en 2019, imputabilité rejetée en 2021), la justice annule la décision de l’hôpital et lui ordonne de reconnaître la maladie comme imputable au service.

Le raisonnement : chez cette infirmière, les facteurs de risque classiques (génétiques, hormonaux, environnementaux) sont faibles voire absents, tandis que des études pointent depuis 2007 le travail de nuit comme perturbateur hormonal, donc suspect sérieux.

Conséquence : rente à vie selon son incapacité. Et ça reste rare : première reconnaissance en 2023 (nuits + rayons), d’autres dossiers arrivent.

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