La loi Yadan promettait de frapper fort contre le « soutien au terrorisme ». Elle a surtout révélé une tentative de criminaliser des opinions politiques, stoppée net par le droit. Résultat : une loi vidée, mais un signal politique inquiétant, à surveiller et à combattre.
Liberté surveillée, mais pas (encore) condamnée.
Ce texte est compliqué à résumer, et je ne le ferai pas. Il faut le lire. Il fait un état des lieux à ce jour de la proposition de loi « Yadan » : d’un côté très dangereuse, mais de l’autre d’ores et déjà (avant discussion parlementaire) vidée d’une bonne partie de sa substance délétère par le Conseil d’État.
Rappelons juste que cette proposition de loi est terrible, tant pour la liberté d’expression que pour l’antisémitisme sous-jacent qu’elle porte en elle : assimiler tous les Juifs à la politique colonialiste et extrémiste d’un gouvernement hors de contrôle est juste… un appel à l’antisémitisme. Il n’y a pas d’autre mot. Et c’est triste.
Lutter contre tous les racismes, qu’ils visent les origines ou les croyances, n’est pas une option : c’est une nécessité vitale.