Officialiser l’anglais en Nouvelle-Zélande, c’est comme déclarer que l’eau mouille : inutile… sauf si le but est ailleurs. Derrière la formalité juridique, une bataille politique se dessine.
Bon à savoir : il existe actuellement deux langues officielles, le « te reo Māori » et le « New Zealand Sign Language ».
L’Otago Daily Times flingue un « gaspillage de temps et d’argent » qui ne fait qu’« entériner le statu quo ». Le texte (deux pages) a passé une première lecture mardi 3 mars, surtout parce que NZ First (le partenaire populiste) l’exige : Paul Goldsmith admet que ce n’est pas une priorité, mais un deal de coalition.
Problème : l’anglais, parlé par plus de 96 % des habitants, n’est en aucun cas « menacé », contrairement à ce qui est avancé. Pour beaucoup, c’est une « guerre culturelle » visant la minorité maorie et, en creux, le traité de Waitangi (1840), socle du pays. Bref : une loi symbole, pas neutre.
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