Ils n’ont pas « organisé un trafic », ils ont revendiqué un geste humain. À Bayonne, la justice a surtout vu un dossier sans preuves solides. Résultat : sept militants, sept relaxes.
Le mardi 17 février 2026, le tribunal de Bayonne a relaxé sept militants basques accusés d’avoir « fait passer » 36 exilés en France le 14 mars 2024, en se fondant dans la Korrika (relais populaire pour la langue basque, 2 700 km en 11 jours et 10 nuits).
Eux assument un geste « humain et symbolique » face à une « Europe barricadée ». Leur avocate rappelle que « la solidarité n’est pas un délit » quand l’aide est sans contrepartie — et que le droit européen ouvre la porte à cette logique (comme en Espagne).
Surtout, le dossier était creux : pas d’identification, pas de preuve que les personnes aidées étaient en situation irrégulière. Après l’audience du 7 octobre 2025 (où des amendes étaient évoquées), la relaxe sonne comme une victoire.
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