Quittr promettait un sevrage numérique propre, discret, presque vertueux. À l’arrivée, ce sont les données les plus intimes de ses utilisateurs qui se retrouvaient exposées.
L’anonymat peut aller se rhabiller
Derrière le discours bien-être et la machine à cash (jusqu’à 500 000 dollars par mois selon ses fondateurs) une faille de sécurité a laissé fuiter des données ultrasensibles sur plus de 600 000 utilisateurs, dont environ 100 000 mineurs.
Âge, fréquence de masturbation, ressenti face au porno : le package complet, idéal pour la sextorsion. Le plus sale : les alertes auraient été ignorées pendant des mois, malgré les signalements d’un chercheur indépendant et de 404 Media. Les fondateurs, jeunes stars de la « App Mafia », auraient même minimisé l’affaire.
404 Media a attendu la correction avant de publier l’info.
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