Eyal Zamir, chef d’état-major israélien, a lancé un avertissement au cabinet de sécurité le jeudi 26 mars : l’armée est à cran, les réservistes s’usent, et le risque d’« effondrement interne » est bien réel.
La guerre en flux tendu.
Après trente mois de guerre quasi continue, de Gaza au Liban, en passant par la Cisjordanie, la Syrie et désormais l’Iran, l’armée tourne à flux tendu. Les hommes manquent. Zamir aurait insisté sur une loi de conscription visant aussi les juifs ultraorthodoxes, jusque-là largement exemptés – sujet explosif, repoussé par le gouvernement.
En face, l’opposition cogne : Yaïr Lapid accuse l’exécutif de multiplier les fronts « sans stratégie » et « avec beaucoup trop peu de soldats ». Derrière son image de puissance, la machine militaire donne des signes de fatigue très sérieux.
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