Un massacre, des corps enterrés à la chaîne, et un pays qui s’enfonce. À Ruweng, la violence franchit un palier de plus, au milieu d’une guerre de factions qui s’enlise.
Au Soudan du Sud, la guerre entre factions repart en vrille. Dans le nord, à Ruweng, au moins 169 personnes ont été massacrées le dimanche 1er mars, puis enterrées « dans une fosse commune ». Parmi elles, au moins 80 civils – surtout des femmes, des enfants, des personnes âgées – et une quarantaine de militaires, avec un bilan qui pourrait encore grimper.
Le carnage aurait été mené par de jeunes Nuer venus de l’État d’Unité, en représailles après un meurtre sur un marché. L’ONU alerte sur l’escalade, évoquant un ordre enregistré : « ne faire aucun cadeau » et détruire maisons, bétail, biens des civils.
Et pendant que tout brûle, MSF perd le contact avec 26 employés dans le Jonglei, suspend ses activités à Lankien et Pieri, et craint que l’absence de réseau cache des situations bien pires.
Notre newsletter : gratuite, même par mauvais temps. On envoie quand on y pense…