La « destruction créatrice » a toujours eu deux faces : l’innovation et la casse. Entre la promesse de prospérité future et la violence très concrète des transitions, il y a souvent un paquet de perdants.
Machine learning, humans burning.
L’article de Michael Roberts démonte l’euphorie autour de l’IA aux États-Unis : oui, elle dope la croissance, tire les investissements, remplit les data centers et gave les fabricants de puces. Mais derrière le vernis techno, ça sent aussi la bulle.
L’auteur rappelle que ce boom repose de plus en plus sur la dette, y compris via le crédit privé, peu régulé, avec un risque de krach plus brutal que celui de la bulle internet. OpenAI devient le symbole de cette fuite en avant : croissance folle, besoins énergétiques monstrueux, cash qui brûle à vitesse grand V.
Et même si l’IA finit par booster la productivité, la facture sociale risque d’être salée : destruction d’emplois, précarisation, inégalités. Bref, la « destruction créatrice » ↗, version XXIe siècle.
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