91 atteintes en un an, et une part énorme imputée à des acteurs publics : l’Ofalp publie un premier état des lieux qui dérange. Police, élus, restrictions d’accès… le rapport dessine une pression multiforme sur le travail journalistique.
Lire aussi (et surtout) l’article suivant sur le site ofalp.org : « Inès Léraud, journaliste indépendante : “Quelques heures après l’audience, ma page Wikipédia annonce que je suis morte” ». Cet article raconte la vie quotidienne d’une journaliste sous pression, et ce qu’elle doit endurer pour juste : informer.
L’info prend cher.
En 2024, l’Observatoire français des atteintes à la liberté de la presse (Ofalp), créé en 2023 par une vingtaine de pros des médias, sort son premier bilan : 91 atteintes recensées (menaces, pressions, violences, procédures, etc.). Et plus de 4 sur 10 viennent « des acteurs publics ou représentants de l’État » (38 cas).
Dans le lot, les forces de l’ordre arrivent en tête (14), devant les parlementaires (8). Et côté élus : 7 cas impliquent des députés affiliés au RN ou liés à l’extrême droite, plus une sénatrice LR.
Le gros du volume reste la catégorie menaces / intimidations / injures / diffamation / harcèlement (26), puis poursuites judiciaires abusives (15), harcèlement en ligne (14) et restrictions d’accès (11). L’Ofalp prévient : c’est « loin d’être exhaustif ».
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