Voyager sans visa vers les États-Unis a un prix. Et ce prix pourrait bien être l’accès à certaines des données les plus sensibles de millions d’Européens. Le tout, négocié loin des regards. C’est cadeau !
Malgré les tensions UE/États-Unis, les gouvernements européens sont OK pour ouvrir l’accès à des données ultra-sensibles de millions d’Européens à Washington, sans débat public.
C’est ce que les États-Unis ont posé comme condition au maintien de l’exemption de visa via les « Enhanced Border Security Partnerships » (EBSP), et l’UE a déjà donné mandat à la Commission pour négocier.
Concrètement, origines ethniques, opinions politiques, croyances religieuses, données génétiques ou biométriques pourraient être partagées, officiellement seulement si c’est « strictement nécessaire et proportionné ».
Le hic : tout ça arrive alors que l’administration Trump sanctionne des responsables européens, envisage de fouiller 5 ans de réseaux sociaux des voyageurs, et que ni la Commission ni le Conseil ne répondent aux questions.
Même le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) parle d’un « précédent important », alerte sur les risques, mais les États-Unis veulent que le système soit opérationnel d’ici fin 2026.