À l’approche du Mondial 2026, le Mexique se fissure. Derrière la fête annoncée, des quartiers dénoncent expulsions, flambée des loyers et pénurie d’eau. Le ballon rond n’arrondit rien : il tend les lignes.
Hors-jeu social.
Au Mexique, la Coupe du Monde 2026 ne fait pas rêver tout le monde. À quelques mois du coup d’envoi prévu le 11 juin 2026 à Mexico, la colère gronde. Collectifs de quartiers populaires, peuples autochtones et familles de disparus dénoncent expulsions, loyers en hausse jusqu’à 155 %, pénurie d’eau et « nettoyage social ».
Derrière la vitrine mondiale, ils voient une accélération brutale de la gentrification et du « sportwashing ». Slogans en tête : « Non au Mondial de la dépossession » ou « Le Mondial ne se fera pas avec de l’eau volée ».
Entre accaparement des ressources, concessions privées et violences impunies, le football devient champ de bataille politique. Et certains préviennent : s’il le faut, ils bloqueront les rues pendant le tournoi.
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