Ils filtraient les pires images du web pour protéger des millions d’utilisateurs. Quelques jours avant un vote syndical décisif, TikTok les a licenciés. Officiellement, c’est l’IA. Officieusement, beaucoup crient à la manœuvre.
Quand TikTok modère… les aspirations syndicales de ses modérateurs.
Près de 400 modérateurs TikTok au Royaume-Uni ont été virés brutalement, juste avant un vote clé pour la reconnaissance syndicale, et forcément ça fait tiquer.
TikTok parle d’une simple réorganisation liée à l’IA (91 % des contenus supprimés automatiquement, selon eux), mais les salariés y voient surtout un sale coup antisyndical. Le timing est d’autant plus louche que le plan social aurait été évoqué dès août, pile quand les modérateurs commençaient à se mobiliser pour de meilleures conditions.
Et pour cause : ces salariés encaissent au quotidien des images ultra-violentes — abus sur mineurs, exécutions, scènes de guerre — au point que le syndicat parle du « métier le plus dangereux d’internet ».
Aujourd’hui, les ex-modérateurs attaquent TikTok devant la justice britannique, dénonçant des licenciements abusifs et posant une vraie question : jusqu’où remplacer l’humain par des machines sans sacrifier les gens au passage ?