Titre putaclic par excellence puisque le sujet concerne uniquement la Seine-Saint-Denis, et donc tout le monde s’en fout, un peu, non ?
L’école craque.
Anaïs, prof en Seine-Saint-Denis et syndiquée à la CGT Éduc’action 93, raconte un quotidien scolaire à flux tendu : classes bondées, mobilier insuffisant, couloirs saturés, fenêtres défaillantes, personnels absents non remplacés, élèves sans profs pendant des semaines, suivi social troué de partout.
Elle dit l’impossibilité de « pouvoir assurer [ses] missions », y compris auprès des élèves en situation de handicap faute d’AESH. Usure et attachement : malgré la casse, elle aime ce métier, aime ses élèves, leur énergie, leur envie d’apprendre. Mais la passion ne suffit plus à colmater l’abandon.
Quand l’État investit 30 % de moins par élève dans le département le plus pauvre de l’Hexagone, ce sont les enfants qui paient l’addition à la fin, jusqu’à « perdre en moyenne une année de cours ».
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