À José Cabanis, on ne vient plus seulement lire : on vient survivre. Les bibliothécaires voient arriver, chaque semaine, de plus en plus de gens « en survie », et la médiathèque devient un sas entre la rue, l’administration et l’épuisement.
Mardi matin, à la médiathèque José Cabanis (Toulouse), le public « classique » – étudiants, retraités, parents – croise un autre monde, sacs au pied : les « séjourneurs ». Les bibliothécaires Kim et Noa disent voir « l’explosion » de la grande précarité dans le dernier service public vraiment ouvert à tous.
Avec les coupes (CCAS, accueil des sans-abri, saturation du 115, fermetures/galères d’équipements), des personnes viennent se chauffer, se poser, et surtout faire leurs démarches sur les PC.
Conséquences : promiscuité, tensions, et montée de la détresse psy non soignée, faute de soins et d’hôpital. Pendant que l’austérité tape partout, l’argent file vers la militarisation (Commandement de l’Espace, OTAN).
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