Des dizaines de journalistes prennent leurs distances avec la couverture médiatique de la guerre au Moyen-Orient. Leur texte vise un biais profond : invités mal choisis, vocabulaire orienté, faits repris sans assez de recul.
Cette tribune, signée par des pigistes, reporters, photojournalistes et journalistes de médias indépendants, flingue la couverture médiatique dominante de la guerre au Moyen-Orient.
Le problème ? Un traitement « défaillant, lacunaire, déséquilibré », qui épouse trop souvent les récits officiels, gomme l’histoire longue du conflit et fabrique du simplisme à la chaîne.
Les signataires dénoncent des plateaux saturés de commentateurs peu qualifiés, un pluralisme bancal, une reprise trop docile des versions américaine et israélienne, et une manière de parler qui n’a rien d’innocent : certains « meurent », d’autres sont « assassinés » ; certaines bombes deviennent des « frappes préventives ».
En clair, le langage trie les vies. La tribune rappelle aussi le droit international, notamment sur les déplacements forcés de population, et alerte sur un glissement toxique entre information et opinion.
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