En 2013, après les révélations d’espionnage d’Angela Merkel par la NSA, la chancelière déclare : « On n’espionne pas ses amis ». Quelques années plus tôt, ses propres services auraient pourtant écouté Barack Obama. Sans son accord. Sans publicité. Mais pendant un bon moment.
Petites écoutes entre amis
L’Allemagne aurait espionné Barack Obama pendant des années, sans prévenir Angela Merkel, selon une enquête publiée le 4 janvier. Ironie totale : en 2013, Merkel lâchait pourtant le célèbre « On n’espionne pas ses amis » après avoir été elle-même écoutée par la NSA.
Le BND profitait de failles de cryptage d’Air Force One pour intercepter les appels du président américain, bien que les États-Unis ne soient officiellement pas une cible autorisée.
Les écoutes étaient planquées dans un dossier ultra-confidentiel, parfois détruites, parfois recyclées discrètement dans des notes envoyées à la chancellerie, présentées comme des infos « tombées du ciel ». L’opération aurait pris fin en 2014, après la révélation d’une écoute d’Hillary Clinton. Merkel, elle, n’était au courant de rien — et n’aurait jamais donné son feu vert.