On a dit aux pêcheurs artisans de « faire des efforts ». Pendant ce temps, deux navires-usines géants ont raflé la moitié du quota national. Ce n’est pas un accident : c’est une décision.
La baisse massive des quotas de maquereaux en 2026, décidée à Bruxelles pour éviter l’effondrement de l’espèce, frappe de plein fouet la flotte française. Des artisans ont dû arrêter le maquereau : 20 kg par jour, 100 kg par mois, « c’est la cata », chiffre d’affaires en chute libre, pas rentable, bateaux à l’arrêt.
Pendant ce temps, selon Bloom, les navires-usines sont « surprivilégiés » : deux chalutiers géants peuvent récupérer jusqu’à 6 tonnes de maquereaux par jour en prises dites « accessoires ». Résultat absurde : une pêche artisanale, plus sélective et plus vertueuse, étranglée, alors que la pêche industrielle rafle l’essentiel d’un quota déjà minuscule.