Polynésie française : l’Assemblée simplifie l’indemnisation des victimes d’essais nucléaires  - Essais nucléaires Nucléaire Polynésie Radioactivité Santé Santé publique
| 12/02/2026

Polynésie française : l’Assemblée simplifie l’indemnisation des victimes d’essais nucléaires

Image d’illustration © slightly_different|Pixabay|CC0 or Pixabay

Pendant des années, les victimes devaient prouver l’impossible. Désormais, la présomption d’exposition ouvre la voie à une indemnisation plus simple, et même rétroactive. Un tournant pour des milliers de Polynésiens.

L’Assemblée a voté à l’unanimité, le 29 janvier, une loi pour enfin simplifier l’indemnisation des victimes des essais nucléaires en Polynésie (dernier tir en 1996). Fini le parcours du combattant : plus besoin de prouver au cas par cas que la maladie vient des radiations. Place à une présomption d’exposition. Si tu as une pathologie « radio-induite » et que tu étais là au bon endroit, au bon moment, tu es indemnisé. Et c’est rétroactif.

« On ne vous oublie pas », a lancé l’élue Mereana Reid Arbelot. Près de 15 000 malades entre 1966 et 1975, la moitié déjà morts. Pendant que 280 000 Polynésiens payaient seuls la facture sanitaire « d’une décision prise au nom de la nation », près d’un milliard d’euros.

L’État remboursera les frais. Mais certains s’inquiètent du coût. D’autres dénoncent l’oubli des sites contaminés. Un rapport est aussi demandé sur les essais en Algérie.