Quand la police bloque l'accès à l’Assemblée nationale – une autre idée de la démocratie  - Abdelkader Lahmar Assemblée nationale Démocratie État policier Liberté d'expression Police
| 11/02/2026

Quand la police bloque l'accès à l’Assemblée nationale – une autre idée de la démocratie

Image d’illustration © Guilhem Vellut|Wikimedia Commons|CC BY 2.0

Une proposition de loi sur les démolitions de logements sociaux. Une conférence de presse banale. Puis, à l’entrée de l’Assemblée Nationale, un filtrage policier inédit qui interroge : est-ce la préfecture qui décide des participants au débat démocratique ?

Le 10 février 2026, à l’Assemblée nationale, une simple conférence de presse vire au bras de fer surréaliste. Le député LFI Abdelkader Lahmar organise un point presse pour présenter sa proposition de loi contre les démolitions de logements sociaux et l’éviction des habitants.

Tout est carré : invitations envoyées, états civils transmis à l’avance pour les contrôles de sécurité, procédure respectée à la lettre. Et pourtant, blocage. Des invités se retrouvent stoppés à l’entrée. La police filtre, trie, outrepasse clairement son rôle, comme si elle décidait qui a le droit – ou non – d’entrer dans « la maison du peuple ».

Projet Arcadie pointe une démonstration de force disproportionnée, presque absurde, face à un événement banal et déclaré. Ambiance kafkaïenne, tension inutile, et un parfum gênant : quand la police commence à faire le tri politique à l’entrée du Parlement, ça pose un sacré problème.