Les cimetières se vident, mais la mémoire ne disparaît pas. Elle se déplace. Forêts, rivières, sentiers, rivages : les morts réintègrent les paysages de la vie.
Les morts quittent progressivement les cimetières pour réapparaître dans les paysages du quotidien. La dispersion des cendres en pleine nature marque une rupture avec l’enfermement funéraire et les rites figés.
Forêts, mers et sentiers deviennent alors des lieux de mémoire discrets, sans murs ni concessions. Le souvenir se vit dans le mouvement, la marche, la lumière, plutôt que dans la pierre.
Cette évolution traduit une manière plus libre, plus intime et plus vivante d’habiter la mort. Ou quand la mémoire décide de prendre l’air.