Ils jouent à la guerre, armes lourdes en main, sous des symboles nazis revendiqués. Ces Français partis combattre en Ukraine inquiètent autant par ce qu’ils font là-bas que par ce qu’ils pourraient faire en rentrant.
Le nazisme made in France, en mode Erasmus.
Des néonazis français, parfois ex-militaires, se sont rassemblés en Ukraine depuis 2025 pour combattre la Russie, au sein d’unités comme la « Légion pirates », identifiées par StreetPress.
Ils s’affichent tranquillement avec des symboles SS, des croix gammées et des références explicites comme « Einsatzgruppen », revendiquant un héritage nazi. Certains ont un passé violent en France (GUD, hooliganisme, agressions politiques). L’un d’eux s’entraînait à tirer sur des cibles LFI ou NFP avant d’émigrer.
Ces groupes recrutent activement, se présentent comme des forces « spéciales », mais sont décrits par leurs propres membres comme un « bataillon fasciste » rattaché à une formation ultranationaliste ukrainienne.
Les autorités françaises s’inquiètent (un peu) de leur retour, armés et radicalisés, un scénario qui rappelle les filières djihadistes post-Syrie.