À El-Facher, l’ONU ne parle plus seulement d’atrocités : elle décrit une logique, un plan, une intention. Meurtres ciblés, viols, disparitions : l’ethnie devient un verdict.
La mission indépendante de l’ONU parle d’« actes de génocide » commis par les FSR après la chute de la ville, le 26 octobre 2025, au bout de 18 mois de siège.
Le rapport (« Caractéristiques du génocide à El-Facher ») dit que l’« intention génocidaire » est la seule conclusion raisonnable : meurtres ciblés selon l’ethnie, violences sexuelles, tortures, disparitions, destructions, et même des appels publics à éliminer les communautés non arabes – surtout les Zaghawa et les Four.
Le Haut-Commissariat évoque déjà au moins 4 400 morts en trois jours dans la ville, plus 1 600 pendant la fuite, et prévient que le vrai bilan est probablement bien pire. Le Royaume-Uni veut porter le sujet au Conseil de sécurité. Et l’ONU insiste : sans prévention et justice, le risque de récidive (notamment au Kordofan) reste énorme, sur fond de guerre et de « pire crise humanitaire au monde ».
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