Résistantes, elles ont sauvé 350 vies en marchant, priant et se taisant  - Alsace Résistance Seconde guerre mondiale Vosges
| 09/02/2026

Résistantes, elles ont sauvé 350 vies en marchant, priant et se taisant

Image d’illustration © 704417|Pixabay|CC0 or Pixabay

Elles n’avaient ni armes ni explosifs, seulement des cartes, des prières et une connaissance parfaite des sentiers. Pendant deux ans, elles ont exfiltrer soldats, résistants et familles loin des Nazis. Et elles ont failli le payer de leur vie.

En 1940, six jeunes Alsaciennes montent le réseau clandestin Pur-sang pour aider des prisonniers, résistants et familles à fuir les Nazis, en mode débrouille, courage et solidarité. Le nom est un pied de nez à la « pureté aryenne ».

Leur action monte d’un cran en 1941 quand elles deviennent passeuses vers la Suisse ou la zone libre, par les Vosges, souvent par -10 °C. Mot de passe « pierre » à l’église Saint-Jean de Strasbourg, faux airs de promenade, cartes mémorisées, patrouilles évitées : « chaque pas pouvait être le dernier ».

Arrêtées en 1942, condamnées à mort puis finalement épargnées grâce à l’intervention de Pétain, qui admet qu’elles ont « aidé d’autres Français à regagner leur pays ».

Au total, environ 350 personnes sauvées, et cette phrase qui résume tout, lâchée bien plus tard par Marcelle Engelen : « À l’époque, je n’ai jamais réalisé que je faisais quelque chose de spécial. » Marcelle était la dernière des Pur-sang.