Reza Pahlavi parle au nom de l’Iran, mais depuis Washington. Sans parti, sans mouvement structuré, il bénéficie pourtant d’une exposition mondiale spectaculaire. Derrière l’image du sauveur, une vieille recette géopolitique remise au goût du jour.
Reza Pahlavi, fils du shah renversé en 1979, revient sur le devant de la scène iranienne sans base populaire solide, mais avec un nom, une fortune et de très puissants soutiens. Sa notoriété actuelle tient moins à un élan démocratique interne qu’à une campagne médiatique et numérique massive, financée et amplifiée depuis l’étranger (États‑Unis, Israël, Arabie saoudite).
Malgré l’absence de réalisations concrètes et de sondages favorables, il se pose en alternative au régime, allant jusqu’à parler d’un moment « mur de Berlin » pour l’Iran.
Des chaînes monarchistes, des think tanks et des armées de trolls recyclent une image nostalgique du shah, en gommant soigneusement la répression, la torture et la corruption de la monarchie.