Le quai des illusions. « Stuttgart 21 » devait être la vitrine ferroviaire de l’Allemagne ; c’est devenu un running gag national.
Lancé en 2010 pour une ouverture prévue en 2019, le chantier de la gare centrale de Stuttgart accumule les retards, les ratés techniques et une légère explosion budgétaire : de 5 à plus de 11 milliards d’euros. Personne n’ose plus promettre une date ferme, sinon un prudent « pas avant 2030 ».
En attendant, fermetures de gares, lignes de S-Bahn remplacées par des bus, voyageurs excédés, visiteurs priés d’atterrir… à Francfort. Le projet reste pourtant ambitieux : transformer un terminus aérien en gare souterraine ultramoderne, connectée au train à grande vitesse et à l’aéroport en 7 minutes.
Sur le papier, c’est sexy. Sur le terrain, c’est surtout un capharnaüm géant, entre bureaucratie, bugs numériques et colère locale.
Notre newsletter : gratuite, même par mauvais temps. On envoie quand on y pense…