Après une collision mortelle, certains conducteurs de trains reprennent le travail en quelques jours. Pas parce qu’ils vont bien. Mais parce que le système préfère que ça roule.
Un jeune conducteur de la SNCB (la SNCF belge), Laurens Strubbe, 29 ans, s’est suicidé en décembre 2025 après avoir encaissé une collision mortelle de trop, sans réel suivi psy derrière.
Sa famille et ses proches décrivent un mec joyeux devenu silencieux, broyé par un boulot où on te soutient à base de « sois solide, ça va aller »… et retourne vite en cabine.
Le média Bruxelles Dévie montre que ce n’est pas un cas isolé : suicides en série dans certains dépôts, burn-out massif, sentiment d’abandon, chiffres internes alarmants à l’appui.
Le protocole post-trauma est décrit comme froid, inégal et parfois violent, avec un accompagnement non obligatoire, une reprise express et une vraie loterie humaine selon sur qui tu tombes.
La SNCB semble gérée comme une boîte privée, obsédée par les stats et la rentabilité, qui ferme les yeux sur la santé mentale… jusqu’à ce que ça casse.