« Le monde tel qu’il est, pas tel qu’on le voudrait ». À Pékin, Mark Carney officialise un rapprochement avec la Chine, malgré les risques politiques et les critiques sur l’emploi et la souveraineté économique.
Le Canada lorgne vers Pékin, l’unipolarité en fin de course.
Le Canada et la Chine ont conclu un deal : Ottawa laisse entrer 49 000 voitures électriques chinoises par an à bas tarif, et Pékin allège massivement ses droits de douane sur le canola, le homard et d’autres produits canadiens.
À Pékin, Mark Carney parle d’un accord “préliminaire, mais historique”, symbole d’un net réchauffement avec un pays qu’il qualifiait récemment encore de « puissance perturbatrice ».
Résultat concret : les droits sur les graines de canola passent de 84 % à 15 % d’ici mars, mais l’huile de canola, surtaxée à 100 %, reste sur la touche. Côté voitures, plus de la moitié des modèles chinois coûteront moins de 35 000 $, ce que Carney vend comme une bonne nouvelle pour le portefeuille des Canadiens, même si Doug Ford crie au danger pour les emplois.
Le Canada assume un virage pragmatique — « naviguer dans le monde tel qu’il est » — quitte à adoucir son discours sur la Chine pour diversifier ses échanges hors des États-Unis.
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