Une ventilation pensée pour une ancienne usine de téléviseurs, des particules bien plus fines que prévu, et au bout : des salariés exposés à des niveaux délirants. Le plus glaçant ? La solution interne aurait été… une simple « rotation » d’ouvriers.
En Hongrie, l’usine Samsung SDI de Göd, construite en 2021, se retrouve au cœur d’un dossier salasse : ventilation bricolée, poussière noire partout, et métaux lourds (nickel, cobalt, manganèse) dans l’air.
Selon Telex et des éléments d’enquête, Samsung aurait su dès 2022 que les filtres étaient à la ramasse (taillés pour des particules bien plus grosses), laissant filer les poudres toxiques jusque sur le toit et dans l’usine. En interne, certaines expositions auraient atteint 500 à 1000 fois la limite légale pour des ouvriers parfois équipés de masques chirurgicaux… inutiles.
Au lieu d’arrêter, la direction aurait « géré » via une rotation : analyses d’urine trop chargées ? On déplace l’ouvrier et on met un collègue « frais ». Au printemps 2023, ça remonte chez Orbán, mais l’usine reste ouverte : business d’abord, santé après.