Ryugu ne contient pas la preuve d’une vie extraterrestre. Mais il renferme quelque chose de troublant : toutes les bases de l’ADN et de l’ARN.
Bienvenue à Gataca.
Nouvelle pièce au puzzle de l’origine de la vie : dans les échantillons rapportés de l’astéroïde Ryugu, des chercheurs ont détecté toutes les bases de l’ADN et de l’ARN – adénine, guanine, cytosine, thymine et uracile.
En clair, les « lettres » du vivant ne seraient pas une rareté cosmique, mais des molécules assez répandues (au moins) dans le système solaire.
Cela ne prouve en aucun cas que la vie a existé sur Ryugu. En revanche, ça renforce sérieusement l’idée que des astéroïdes primitifs ont pu (éventuellement) fabriquer, stocker puis livrer à la Terre une partie de son kit chimique de départ.
Découverte intéressante, mais sa répétition l’est tout autant : après Bennu et certaines météorites carbonées, Ryugu confirme que la chimie prébiotique semble jouer sa petite musique un peu partout. Mieux : les différences observées entre astéroïdes suggèrent des histoires chimiques distinctes, et peut-être même une voie de synthèse encore inconnue. Bref : le vivant n’est peut-être pas tombé du ciel, mais ses ingrédients, eux, possiblement.
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