L’arrestation de Maduro par les États-Unis n’est pas une rupture, c’est une clarification. Trump dit tout haut ce que l’Occident pratique depuis des décennies — et l’Europe n’assume toujours pas.
Les États-Unis de Trump ont bombardé Caracas début janvier 2026, arrêté Nicolas Maduro et l’ont embarqué de force vers les États-Unis, au nom du « narcoterrorisme », dans une démonstration de puissance totalement assumée.
Basta rappelle que si la méthode est brutale et spectaculaire, l’impérialisme américain, lui, n’a rien de nouveau : c’est la vieille doctrine Monroe, relookée en version Trump, pétrole compris.
Le plus frappant, c’est la faiblesse européenne : l’UE détourne le regard, parle vaguement de droit international, et se garde bien de condamner Washington, avec Macron en chef de file du malaise. Cette gêne révèle un gros angle mort : l’Europe préfère oublier sa propre histoire d’ingérences, de coups tordus et de complicités (Haïti, Panama, colonies…), pour continuer à se raconter qu’elle incarne les « bonnes valeurs ».
Quand Trump cogne, il rappelle une vérité qui dérange — « il n’y a pas d’impérialisme à visage humain », et l’Europe en est autant l’héritière que la victime.