Tsiganes : la (très) lente réparation après les internements et déportations  - Fascisme Génocide Nazisme Seconde guerre mondiale Tsiganes
| 30/03/2026

Tsiganes : la (très) lente réparation après les internements et déportations

Image d’illustration © Pymouss | Wikimedia Commons | CC BY-SA 3.0

Pendant des décennies, la France a laissé dans l’ombre une page sale de son histoire : l’internement des Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale, puis leur oubli presque méthodique après-coup.

Le texte raconte cette réparation à retardement : à Schweighouse-sur-Moder, dans le Bas-Rhin, des pavés de mémoire doivent rendre visibles Charles Adolf et son père, deux Gitans alsaciens broyés par la guerre et l’internement.

Non seulement ces familles ont subi le froid, la faim, la peur, les camps, mais en plus leur statut de victimes a souvent été nié. En France, des milliers de « nomades » ont ainsi été internés entre 1940 et 1946, y compris après la Libération.

Depuis, la reconnaissance avance à petits pas : discours officiels, recherches, futur mémorial à Montreuil-Bellay, « mur des noms ». Bref, la mémoire sort enfin du brouillard, lentement, très lentement.

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