Un écrivain libéré, un manuscrit brûlant, et une bataille d’éditeurs digne d’un mercato. Dans les coulisses du livre français, l’arrivée de Bolloré a fait grimper les enchères jusqu’au million.
Bolloré imprime sa loi.
Après sa libération de prison en Algérie le 12 novembre, la cote de Boualem Sansal a explosé. Gallimard, son éditeur historique, lui propose 100 000 € pour le récit de sa détention.
Mais dans l’ombre, Vincent Bolloré – via un émissaire inattendu, Nicolas Sarkozy – fait monter les enchères. Sansal joue la montre, laisse la compétition s’emballer, et décroche finalement un million d’euros d’à‑valoir. Une somme quasi impossible à rentabiliser pour le livre à venir.
Peu importe : l’opération relève moins de l’édition que du rapport de force. Message de Bolloré : qui paie le plus fixe les règles.
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