La justice dit stop : interdire Palestine Action, c’est aller trop loin. Le jugement pointe une réponse « disproportionnée », même si le mouvement flirte avec l’illégalité. Et l’État promet déjà la revanche en appel.
Protester coûte cher, se taire encore plus, autrement.
Au Royaume-Uni, Palestine Action — classée « organisation terroriste » par le gouvernement Starmer — vient de marquer un gros point : vendredi 13 février, la justice juge l’interdiction illégale et surtout « disproportionnée ». Oui, les juges la décrivent comme un groupe qui pousse à la « criminalité », mais ils estiment qu’une poignée d’actions seulement relèveraient du terrorisme au sens de la loi de 2000.
Résultat : l’État se fait recadrer, même si la ministre de l’Intérieur annonce déjà un appel. Derrière, il y a une répression sévère : soutien public passible de 14 ans, milliers d’arrestations, grèves de la faim en détention, et l’ONU qui parle d’une mesure excessive.