Quand violer le droit international devient du « réalisme ». Chronique du consensus médiatique dicté par « La loi du plus fort ».
Le droit, c’est quand ça arrange.
L’article démonte comment une grande partie des médias français a applaudi ou banalisé l’intervention américaine au Venezuela, en planquant le droit international sous le tapis.
Sur les plateaux, des éditorialistes parlent de « cadeau », de « libération » ou de « réalisme », allant jusqu’à assumer : « je m’accommode du fait que le droit international n’ait pas été respecté ».
Des « scènes de liesse » largement fantasmées à Caracas servent de prétexte narratif pour justifier l’ingérence, même quand les correspondants eux-mêmes rétropédalent. Le débat est cadré de force en mode dictateur vs sauveur, et toute critique de l’intervention est renvoyée à la naïveté ou à la gauche radicale, notamment LFI.
Selon Acrimed, l’éditocratie fait le boulot idéologique : transformer une agression impérialiste en évidence morale et médiatique.