En dix ans, les caméras ont envahi l’espace public, sans jamais prouver qu’elles rendaient la société plus sûre. Derrière le discours sécuritaire, un lobby puissant, des millions d’euros et une normalisation bien huilée.
Caméras partout, confiance nulle part.
La vidéosurveillance explose en France, poussée par l’État et un gros lobby de la sécurité, alors même que son efficacité reste très contestée et peu étudiée sérieusement.
Depuis les années 1990, il y a toujours eu des oppositions locales et associatives, invisibilisées par des sondages bidons et un discours officiel bien rodé.
Avec la « technopolice », on passe un cap : IA, algorithmes, drones, détection de comportements « suspects », ou comment rester immobile 5 minutes à Châtelet devient suspect.
Tout ça se normalise tranquillement, y compris à gauche, aidé par un tour de passe-passe lexical qui rebaptise la vidéosurveillance en « vidéoprotection ».