Violences policières : les enquêtes bâclées de la « cellule déontologie » du Rhône  - IGPN Justice Lyon Police Violence Violences policières
| 04/03/2026

Violences policières : les enquêtes bâclées de la « cellule déontologie » du Rhône

Image d’illustration © Blast|Blast|Autorisation LMOUS

Les familles cherchent des réponses, elles trouvent des procédures low-cost. Auditions incomplètes, scellés absents, pas d’expertise : au tribunal, tout s’effondre… quand ça arrive jusque-là.

De l’art du classement sans suite, sans trace, sans bruit.

Dans le Rhône, quand on porte plainte pour violences policières, le parquet envoie souvent l’affaire non pas à l’IGPN, mais à la « cellule déontologie » locale : des policiers qui enquêtent sur d’autres policiers, qui occupent parfois les mêmes locaux.

Le souci n’est pas juste l’entre-soi : c’est aussi la misère de moyens et la surcharge, qui finissent en enquêtes fragiles, parfois carrément bâclées (preuves pas cherchées, scellés oubliés, auditions expédiées, vidéos introuvables, caméras « absentes »…).

Exemples marquants : Abdelkader, 14 ans, dents cassées après une interpellation ; Rayan, frappé et tasé, images ignorées ; Mehdi, mort en scooter, pas d’expertise, pas de scellés.

Les victimes viennent surtout des quartiers populaires, pendant que les cas médiatisés filent à l’IGPN : une « IGPN des pauvres ». Et au tribunal, l’aveu claque : « Je ne vais pas remettre en doute ce qu’ont fait mes collègues  ! »

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