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| 12/04/2026

Violette Nozière, ou le crime qu’on a refusé d’entendre

Image d’illustration © Violette Nozière | Wikimedia Commmons | Public domain

L’affaire Violette Nozière, c’est un fait divers pas comme les autres, puis un trou noir moral.

Jugée vite, entendue jamais.

En août 1933, Violette, 18/19 ans au moment du procès, empoisonne ses parents ; sa mère survit, son père meurt. La presse s’emballe, la peint en fille « immorale », et le pays entier juge avant la justice.

Pourtant, dans ses dépositions, elle raconte autre chose : l’inceste subi depuis ses 12 ans, les gestes vus, le silence autour. Condamnée à mort en 1934, elle devient le monstre idéal d’une époque qui préfère le scandale à l’écoute.

Sa peine est commuée en 1942, elle sort en 1945, refait sa vie sous le nom de Germaine Coquelet, cache son passé à ses enfants et demande sa réhabilitation en 1963 pour qu’ils « n’aient pas à rougir ».

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