Wagner au Mali : la stratégie du chaos rentable  - Africa Corps Afrique Groupe Wagner Mali Massacre Moura ONU Russie Torture
| 11/02/2026

Wagner au Mali : la stratégie du chaos rentable

Image d’illustration © aboodi vesakaran|Pexels|Pexels

Mutilations, exécutions, viols, torture : au Mali, la violence n’est pas un dérapage, c’est une méthode. Derrière le discours antiterroriste, Wagner / Africa Corps fait des ravages, et encaisse les millions.

« Une profondeur de cruauté abyssale. » L’enquête part d’une chaîne Telegram tenue par un vétéran de Wagner : mutilations, tortures, profanations, racisme décomplexé. Des Africains traités de « charbons », des Peuls de « tribus puantes ». La violence est spectacle, assumée et monétisée.

Officiellement, Wagner a quitté le Mali le 6 juin 2025, remplacé par Africa Corps. En réalité, rien ne change : 80 % des effectifs sont les mêmes, les méthodes aussi. Massacres de civils, exécutions, villages terrorisés.

À Moura, fin mars 2022, encerclement, tri des hommes, exécutions immédiates, viols, électrocutions : l’ONU parle d’environ 500 morts. La lutte « antiterroriste » devient punition collective, souvent contre Peuls et Touaregs. Selon ACLED, 71 % des victimes civiles fin 2021–mi-2022 sont liées à Wagner. La terreur est une stratégie : intimider, souder le groupe par le crime, casser toute confiance entre armée et population.

Au bout du compte, une junte divisée, dépendante de mercenaires russes qui prospèrent sur le chaos. Plus l’instabilité dure, plus leur présence se justifie. Le Mali s’enfonce, et la guerre devient un business.

Une autre idée des partenariats public-privé.