Bosser 7/7, mais dormir « normalement » : trop demander ? L’affaire Kathryn Shiber transforme une clause RH en débat national sur la santé mentale, le handicap et la culture de l’urgence permanente.
Chez Centerview Partners, Kathryn Shiber (21 ans) obtient un arrangement étonnant pour survivre à l’investissement bancaire : 9 heures de sommeil garanties par nuit, validées médicalement, pour gérer son anxiété et son trouble de l’humeur.
En échange, elle accepte de bosser 7 jours sur 7. Sauf que moins de trois semaines après, appel visio froid : licenciée. Pire, le boss lui reproche d’avoir candidaté alors qu’elle avait « des besoins en repos ». Elle riposte avec une plainte pour discrimination fondée sur le handicap, procès fédéral à New York « très prochainement ».
À l’origine : une nuit d’août 2020 où elle se déconnecte après minuit sans prévenir, puis alerte les RH. La banque invoque la « cohésion » ; le juge pointe le vrai sujet : l’hyper-disponibilité est-elle essentielle au job… ou juste une norme culturelle Wall Street ? Elle réclame des millions, dont dix ans de salaire et des dommages et intérêts pour « détresse émotionnelle ».
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