Ce n’est pas juste une indemnisation de plus. C’est peut-être un basculement : Instagram et YouTube ne sont plus seulement des espaces d’expression, mais des produits dont le design peut blesser.
Des likes et des claques.
À Los Angeles, un jury a frappé un grand coup : Meta et Google ont été jugés responsables du caractère addictif d’Instagram et YouTube, ainsi que des troubles mentaux subis par une jeune Californienne devenue accro très tôt aux réseaux.
Inscrite sur Instagram à 9 ans, elle y a passé des heures jusqu’à développer une dépendance sévère. Résultat : 6 millions de dollars, dont la moitié en dommages punitifs pour comportement « frauduleux et délibéré ».
Le séisme n’est pas financier, il est juridique et symbolique : pour la première fois, des plateformes sont traitées comme des produits dangereux, pensés pour capter le cerveau encore en chantier des ados. Likes, notifications, défilement infini, lecture auto : toute une mécanique du « reste encore un peu ».
Ce verdict pourrait lancer une vague de procès, fragiliser l’impunité de la Big Tech et relancer une loi fédérale de protection des mineurs.
Notre newsletter : gratuite, même par mauvais temps. On envoie quand on y pense…