On croyait l’histoire classée, foutue. Sur le Klamath, en Californie, elle repart à contre-courant : des milliers de saumons sauvages retrouvent enfin leur route après un siècle d’absence.
Le courant passe mieux sans les murs.
Sur le Klamath, au nord de la Californie, le saumon sauvage signe un comeback que beaucoup croyaient plié depuis une centaine d’années. Après la destruction de quatre barrages, plus de 18 000 saumons ont remonté près de 500 kilomètres depuis l’océan pour retrouver leurs frayères ancestrales.
Le contraste est brutal : pendant qu’on bouffe du saumon à tour de bras, il s’agit presque toujours d’élevage, alors que le sauvage s’effondre un peu partout, coincé par des ouvrages qui cassent sa migration.
L’article rappelle l’ampleur du désastre, en France comme en Californie, mais montre surtout qu’un vrai retour en arrière est possible. Cette victoire, on la doit à vingt ans de lutte menés notamment par le peuple autochtone des Yuroks, pour qui le saumon n’est pas juste un poisson, mais aussi un pilier culturel et spirituel.
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