Pendant 33 jours, des communautés indigènes ont occupé un port stratégique de Cargill. Objectif : empêcher la privatisation de fleuves amazoniens. Résultat : décret abrogé, bras de fer gagné.
Au Brésil, les peuples indigènes viennent de marquer un gros point. Après 33 jours d’occupation du port de Cargill à Santarém, le gouvernement a abrogé le décret qui autorisait la privatisation et le dragage des fleuves amazoniens Tapajós, Madeira et Tocantins.
Derrière ce texte : l’agro-industrie du soja, les profits à l’export et la mainmise sur des biens communs vitaux. Malgré les promesses non tenues et les tensions avec des ministres proches du pouvoir, la mobilisation a payé.
Blocages, solidarité, pression politique : les communautés ont imposé un recul. Mais elles préviennent : rien n’est gagné sans vigilance. « L’Amazonie n’est pas une marchandise, les fleuves ne sont pas à vendre. » Une victoire, oui, et un avertissement.
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