On lui propose un chèque à huit chiffres. Il répond juste par « non », et ça devient un acte politique.
Data sans terre.
Un promoteur débarque chez Mervin Raudabaugh, 86 ans, avec une offre à faire tourner les têtes : 60 000 l’acre, près de 15 millions de dollars pour bétonner ses 105 acres (42 hectares) et y planter un datacenter. Lui, il dit non. À la place, il vend les droits de développement pour 1,9 M$ à une organisation qui sanctuarise les terres agricoles : ses champs resteront des champs, à perpétuité, même après lui.
« Je ne voulais tout simplement pas que mes deux fermes soient détruites », résume-t-il, sans jouer les martyrs : financièrement, il s’en sort. En arrière-plan, la Pennsylvanie découvre la ruée vers l’or numérique : emplois et taxes promis, mais sols « Classe 1 » menacés, pressions immobilières et manœuvres politiques pour virer les élus protecteurs. Le voisin résiste aussi.
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