Benzodiazépines : le piège discret des seniors  - Anxiolytiques Benzodiazépines Médecine Médicaments Santé Santé publique Sommeil
| 26/02/2026

Benzodiazépines : le piège discret des seniors

Image d’illustration © lunarts|Unsplash|Unsplash

On les prend « juste pour dormir » ou pour « se tranquilliser », puis ça s’installe. Chez les seniors, les benzodiazépines restent trop prescrites, alors que les risques (chutes, troubles cognitifs, dépendance) sont bien documentés.

Ordonnance longue, mémoire courte.

En France, les seniors carburent encore trop aux benzodiazépines pour dormir ou calmer l’angoisse – souvent des mois, parfois des années – alors que l’efficacité s’émousse et que l’addition est salée : chutes, fractures, troubles de la mémoire, dépendance.

Malgré une baisse, le pays reste « gros consommateur » : en 2022, 13 % des 65+ ont reçu au moins une prescription potentiellement inappropriée (–4 points vs 2012), avec un écart énorme selon les territoires (jusqu’à 23 % dans certaines régions, vs 14 % dans les zones les plus « sobres »).

Les recommandations sont claires : « trois mois max » et déprescription prévue d’emblée, mais dans les faits, les pratiques varient fort : plus de 80 % des ordonnances viennent des généralistes, certains sont à 10 %, d’autres au-delà de 30 %.

Les patients psy/neurodégénératifs restent les plus exposés (30 – 50 %), et la présence d’un aidant, qui décrit l’urgence du quotidien, augmente les prescriptions à longue durée d’action (+21,7 points). L’ANSM a relancé une campagne en avril 2025.

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